Johannesburg - Le Congrès des syndicats sud-africains (COSATU), la plus puissante centrale syndicale du pays, a critiqué la loi de finances rectificative présentée mercredi au parlement par le ministre des Finances, Tito Mboweni, estimant qu’elle ne répond pas aux attentes d’une Afrique du Sud en crise.
Source : https://www.mafrique.info/Afrique-du-Sud-la-loi-de...
La nouvelle loi de finances est « peu inspirante et timide », a indiqué le coordinateur parlementaire du COSATU, Matthew Parks.
« Cette loi n'est pas adaptée à un pays en profonde récession avec un taux de chômage qui pourrait avoisiner les 40 pc vu les millions d'emplois qui sont menacés de disparition » à cause de la pandémie du Coronavirus, a déploré le responsable au sein de ce syndicat qui fait partie de l'alliance tripartite soutenant le parti du Congrès national africain (ANC, au pouvoir).
Lors de la présentation de la loi de finances, Mboweni a brossé un tableau peu reluisant de la situation financière de son pays. Il a indiqué que la lourde dette reste l'un des problèmes majeurs que l'Afrique du Sud affronte.
Les finances publiques sud-africaines sont déjà « dangereusement compromises », a dit Mboweni, ajoutant que son gouvernement envisage d'emprunter environ 7 milliards de dollars aux institutions financières internationales pour renforcer les mesures mises en place par le gouvernement pour faire face à l'impact du coronavirus.
Selon le responsable, l’économie sud-africaine devrait se contracter de 7,2 pc en 2020, ce qui entraînera la baisse du revenu par habitant, la plus sévère depuis 1870.
Selon les prévisions actuelles, la dette de l'Afrique du Sud atteindra cette année 81,8 pc du PIB, contre 65,6 pc prévus en février, a ajouté le ministre, signalant que le déficit budgétaire consolidé atteindra durant l'exercice en cours 761,7 milliards de rands, soit 15,7 pc du PIB.
Face à cette situation, a souligné le ministre, le gouvernement entend stabiliser la dette à 87,4 pc du PIB jusqu'à 2023/24.
« Cette loi n'est pas adaptée à un pays en profonde récession avec un taux de chômage qui pourrait avoisiner les 40 pc vu les millions d'emplois qui sont menacés de disparition » à cause de la pandémie du Coronavirus, a déploré le responsable au sein de ce syndicat qui fait partie de l'alliance tripartite soutenant le parti du Congrès national africain (ANC, au pouvoir).
Lors de la présentation de la loi de finances, Mboweni a brossé un tableau peu reluisant de la situation financière de son pays. Il a indiqué que la lourde dette reste l'un des problèmes majeurs que l'Afrique du Sud affronte.
Les finances publiques sud-africaines sont déjà « dangereusement compromises », a dit Mboweni, ajoutant que son gouvernement envisage d'emprunter environ 7 milliards de dollars aux institutions financières internationales pour renforcer les mesures mises en place par le gouvernement pour faire face à l'impact du coronavirus.
Selon le responsable, l’économie sud-africaine devrait se contracter de 7,2 pc en 2020, ce qui entraînera la baisse du revenu par habitant, la plus sévère depuis 1870.
Selon les prévisions actuelles, la dette de l'Afrique du Sud atteindra cette année 81,8 pc du PIB, contre 65,6 pc prévus en février, a ajouté le ministre, signalant que le déficit budgétaire consolidé atteindra durant l'exercice en cours 761,7 milliards de rands, soit 15,7 pc du PIB.
Face à cette situation, a souligné le ministre, le gouvernement entend stabiliser la dette à 87,4 pc du PIB jusqu'à 2023/24.
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