Avant d'expliquer jeudi sa décision de s'expatrier, Nime a publié la veille sur les réseaux sociaux une BD intitulée "le déménagement", racontant à sa façon ce voyage bouleversant.
Toujours triste, son personnage range ses meubles en miniature dans la moitié de l'espace de sa valise, laissant l'autre moitié pour le drapeau algérien. Les yeux larmoyants, il prend un taxi pour l'aéroport d'Oran (nord-ouest de l'Algérie).
Après le décollage de l'avion, un mot s'affiche: "Adieu".
Arrivé en France, de la couleur apparaît sur les planches, notamment l'emblème algérien, vert et blanc avec un croissant et une étoile rouges.
Dans son appartement, non loin de la Tour Eiffel, le personnage accroche son drapeau au milieu d'un mur blanc et le regarde.
A côté du monument français, deux phrases sont écrites sur la dernière planche: "Nouveau départ", "Nouvelle vie".
"Mon départ n'est pas une fuite, car si mon corps est aujourd'hui ailleurs, mon coeur lui est et restera à jamais en Algérie", a expliqué Nime sur sa page Facebook, espérant pouvoir contribuer de là où il est "à faire avancer les choses pour une Algérie meilleure".
"Je ne m'attendais pas à ce que cette story déclenche une telle vague de réactions", s'est étonné l'artiste.
Il ajoute être "désolé pour la tristesse et l'émotion que cela a pu déclencher" chez de nombreuses personnes qui ont ressenti "la douleur et le déchirement(...) à travers ces dessins".
Né en 1985, Nime a illustré plusieurs contes pour enfants, travaillé dans diverses agences de création graphique et de publicité, tout en continuant à évoluer dans le champ de la bande dessinée.
Condamné en décembre 2019 à un an de prison dont trois mois ferme pour des dessins antipouvoir, l'artiste avait été arrêté en raison d'un dessin politique intitulé "L'élu" où l'on voyait les candidats à l'élection présidentielle algérienne (remportée depuis par Abdelmadjid Tebboune) attendre leur tour pour essayer une chaussure tenue par l'ex-chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah (décédé en décembre), à la manière de Cendrillon devant le prince.
En arrière-plan, on distingue le président déchu Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission par la rue en avril 2019, après 20 ans à la tête de l'Etat.
Peu de temps après sa libération début janvier 2020, Nime a reçu à Angoulême le prix du courage artistique dans le off du off, où est décerné le prix "Couilles au cul" récompensant un auteur souvent persécuté ou censuré dans on pays.
Toujours triste, son personnage range ses meubles en miniature dans la moitié de l'espace de sa valise, laissant l'autre moitié pour le drapeau algérien. Les yeux larmoyants, il prend un taxi pour l'aéroport d'Oran (nord-ouest de l'Algérie).
Après le décollage de l'avion, un mot s'affiche: "Adieu".
Arrivé en France, de la couleur apparaît sur les planches, notamment l'emblème algérien, vert et blanc avec un croissant et une étoile rouges.
Dans son appartement, non loin de la Tour Eiffel, le personnage accroche son drapeau au milieu d'un mur blanc et le regarde.
A côté du monument français, deux phrases sont écrites sur la dernière planche: "Nouveau départ", "Nouvelle vie".
"Mon départ n'est pas une fuite, car si mon corps est aujourd'hui ailleurs, mon coeur lui est et restera à jamais en Algérie", a expliqué Nime sur sa page Facebook, espérant pouvoir contribuer de là où il est "à faire avancer les choses pour une Algérie meilleure".
"Je ne m'attendais pas à ce que cette story déclenche une telle vague de réactions", s'est étonné l'artiste.
Il ajoute être "désolé pour la tristesse et l'émotion que cela a pu déclencher" chez de nombreuses personnes qui ont ressenti "la douleur et le déchirement(...) à travers ces dessins".
Né en 1985, Nime a illustré plusieurs contes pour enfants, travaillé dans diverses agences de création graphique et de publicité, tout en continuant à évoluer dans le champ de la bande dessinée.
Condamné en décembre 2019 à un an de prison dont trois mois ferme pour des dessins antipouvoir, l'artiste avait été arrêté en raison d'un dessin politique intitulé "L'élu" où l'on voyait les candidats à l'élection présidentielle algérienne (remportée depuis par Abdelmadjid Tebboune) attendre leur tour pour essayer une chaussure tenue par l'ex-chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah (décédé en décembre), à la manière de Cendrillon devant le prince.
En arrière-plan, on distingue le président déchu Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission par la rue en avril 2019, après 20 ans à la tête de l'Etat.
Peu de temps après sa libération début janvier 2020, Nime a reçu à Angoulême le prix du courage artistique dans le off du off, où est décerné le prix "Couilles au cul" récompensant un auteur souvent persécuté ou censuré dans on pays.
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