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Comment dépenser sereinement sa retraite sans craindre de manquer d'argent


Le Mercredi 19 Août modifié le Mardi 30 Novembre


              

Épargner pour la retraite est devenu presque automatique, grâce aux dispositifs d'inscription et d'augmentation automatiques des plans d'épargne. Mais une fois l'âge de la retraite atteint, aucun mécanisme équivalent n'existe pour aider à dépenser sereinement ce qui a été mis de côté. C'est le constat que dresse Jean Chatzky, autrice du livre The Forever Paycheck, dans un entretien accordé à Kiplinger.



Pour Chatzky, cette phase de « décumulation » est aussi risquée qu'anxiogène : trop retirer expose à manquer de ressources sur ses vieux jours, trop peu retirer revient à se priver inutilement de cette période de vie tant préparée. Le problème est autant émotionnel que technique — puiser dans une épargne accumulée pendant des décennies procure un sentiment de perte, alors que les outils automatiques qui facilitent l'épargne n'ont pas d'équivalent pour gérer les retraits.


Sa solution consiste à bâtir un « salaire à vie » : un flux de revenu régulier, suffisant pour couvrir les besoins essentiels et les envies non négociables, afin de pouvoir dépenser sans crainte. La base de ce revenu repose sur les prestations de sécurité sociale, à retarder le plus possible pour en maximiser le montant, complétées par d'éventuelles pensions. Le reste des dépenses prévues, une fois ces revenus déduits, peut être comblé par des rentes garanties ou des retraits d'investissements — Chatzky indique pour sa part répartir son propre revenu de retraite en trois tiers : sécurité sociale, revenu garanti et marché financier.


Cette approche protège aussi contre les imprévus : avec un revenu de base couvrant l'essentiel, un retraité n'est pas contraint de vendre ses placements en pleine baisse des marchés et peut attendre leur redressement. Chatzky rappelle enfin que les dépenses ne sont pas linéaires sur toute la retraite — les premières années, marquées par les voyages et les projets, coûtent généralement plus cher que le milieu des années soixante-dix, où le rythme ralentit naturellement. De quoi, selon elle, autoriser à dépenser un peu plus tôt dans cette nouvelle étape de vie.




Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/97716974/retrai...