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Gouvernement El Mansouri : le PAM scelle sa majorité avec l'Istiqlal, l'USFP et le PPS


Le Mardi 13 Octobre modifié le Mardi 30 Novembre


              

La future majorité gouvernementale est désormais connue. Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM), nommée par le Roi Mohammed VI cheffe du gouvernement et chargée de le former en vertu de l'article 47 de la Constitution, a conclu un accord avec trois formations. Le PAM, arrivé en tête des élections, gouvernera aux côtés de l'Istiqlal, de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS), selon un communiqué daté de Rabat ce lundi 12 octobre, dont LeSiteinfo a été parmi les premiers à rendre compte.

L'accord intervient à l'issue de deux tours de consultations avec plusieurs partis représentés au Parlement. Le texte dit avoir tenu compte de « l'intérêt supérieur du pays », du contexte national et international, et de la volonté populaire exprimée lors des législatives du 23 septembre, qui ont porté pour la première fois une femme à la tête du gouvernement – un événement qualifié d'« historique et sans précédent » dans le parcours démocratique du Royaume.



Le choix de la Koutla, sans le RNI

Fort de ses 97 sièges, le PAM a finalement écarté le Rassemblement national des indépendants (RNI), son partenaire de la majorité sortante, pour se tourner vers les trois partis historiques de la Koutla. Un choix qui n'allait pas de soi : l'Istiqlal avait exprimé des réserves sur la présence de l'USFP, tandis que le PPS a longtemps hésité entre majorité et opposition. Le communiqué précise d'ailleurs que la décision a été prise après une « lecture attentive des expériences gouvernementales précédentes ».

Sur le plan arithmétique, la coalition reste serrée. La Chambre des représentants compte 395 sièges et la majorité absolue y est fixée à 198 voix. Selon les décomptes de presse, les quatre partis réunis dépassent ce seuil de quelques sièges seulement, là où la reconduction de l'alliance PAM-RNI-Istiqlal aurait offert une marge bien plus confortable.

Le texte officiel revendique une « majorité politique cohérente », appelée à donner naissance à un « gouvernement politique fort », formé de partis proches sur le plan des idées et unis autour d'une même vision réformatrice. Cette majorité entend accompagner l'ambition royale d'un « Maroc émergent qui avance à une seule vitesse », en consolidant la démocratie, la bonne gouvernance, la justice sociale et l'équité territoriale, et en renforçant les capacités productives de l'économie nationale.


Prochaine étape : les noms et le programme

Les quatre partis doivent maintenant proposer les noms des ministres, femmes et hommes, qui entreront au gouvernement. Selon le communiqué, ils devront allier « compétence et sens politique, intégrité et probité » – des critères que la presse nationale prêtait déjà à la cheffe du gouvernement désignée début octobre.

Ce gouvernement aura pour mission de mettre en œuvre le programme gouvernemental, qui doit être préparé « dans les meilleurs délais ». La répartition des portefeuilles, elle, reste à négocier.


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Source : https://lemag.articlophile.net/articles/i/98352355...