Récit Les documents du Department of Justice américain et du FBI éclairent la stratégie de repli de Jeffrey Epstein vers le Maroc. En septembre 2017, il écrit à son amie installée à Marrakech, Linda Pinto : « Mes îles sont détruites. J’ai besoin d’une alternative. » Les échanges consultés par Le Desk montrent que Marrakech devient « une option privilégiée » à mesure que l’étau judiciaire se resserre.
Dès 2011, il cherche à recréer une esthétique marocaine chez lui et échange avec l’architecte Adil Naji autour d’un budget « de 1,5 à 4,5 M€ ». La même année, il en parle à Karim Wade, évoquant même « une maison séparée pour les femmes » et des plans de la résidence de Bandar ben Sultan à Marrakech.
Fin 2018-début 2019, l’objectif est d’acheter Bin Ennakhil, palais de la Palmeraie. L’agent Alex Peto évoque « 55 M€ » affichés et un accord possible à « 35 M€ ». Sa collaboratrice Karyna Shuliak pilote les visites avec Mark Lloyd et fixe un cadre « 20–25 M€ ». La propriété, détenue via une société au Liechtenstein, est proposée par cession de parts « pour éviter la taxation ». Shuliak exige « due diligence complète ». On réclame une « lettre bancaire d’origine des fonds ». Epstein tranche le 9 avril 2019 : « scandaleuse », « mascarade », « écoeuré ». Le montage proposé par Marc Léon « pour réduire le montant des taxes » n’y fera rien : la transaction échoue.
En parallèle, une autre piste confiée à l’antiquaire Marella Rossi Mosseri, présentée par Linda Pinto, s’enlise : prix visé « 20 M€ », titres « incomplets », puis « procédure judiciaire locale ». Epstein lâche un « OK wow » et abandonne.
Reste la chronologie. Au moment de son arrestation en juillet 2019, Epstein revenait de Paris, « et auparavant de Rabat », notait Michael Wolff. Une lettre de la DGSN confirme toutefois un transit par Marrakech-Ménara le 25 avril 2019 : l’un de ses derniers voyages l’a mené dans la ville où il cherchait encore un refuge.
Le 27 juin 2019, il sollicite Philippe Castro, alors auprès de Jack Lang, pour « un notaire au Maroc », citant Mohammed Mounir El Majidi. Castro oriente vers Atrium Audit & Conseil à Marrakech et suggère le notaire Fatih El Azzouzy, en rappelant qu’Atrium accompagne « de grandes personnalités », « à l’instar de Macky Sall ». Deux semaines plus tard, Epstein est arrêté. Le Maroc restera une porte qui ne s’est jamais ouverte.
Source : https://lemarrakech.articlophile.com/lebulletin/i/...






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