L'Iran intensifie les exécutions pour réprimer les manifestations

Publié le 06/04/2024
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Selon un rapport d'Amnesty International du 4 avril 2024, l'Iran a exécuté au moins 791 personnes en 2023, soit une augmentation de plus de 33% par rapport à l'année précédente. Cette hausse vise à réprimer le soulèvement populaire déclenché par la mort de Mahsa Amini en septembre 2022.

"Instaurer la peur dans la société est le seul moyen pour le régime de se maintenir au pouvoir, et la peine de mort est son instrument le plus important".

Selon le rapport, au moins 8 manifestants ont été exécutés en 2023 après des procès expéditifs et inéquitables. De plus, 471 personnes ont été exécutées pour des accusations liées à la drogue, soit 18 fois plus qu'en 2020.

Les minorités ethniques, comme les Baloutches, sont surreprésentées parmi les condamnés à mort. Elles représentent 20% des exécutions en 2023 alors qu'elles ne constituent que 5% de la population iranienne.

Raphaël Chenuil-Hazan, directeur de l'ECPM, a déploré le manque de réaction de la communauté internationale, signalant que cela envoie le mauvais signal aux autorités iraniennes. Amnesty International demande l'ouverture d'enquêtes pénales contre les responsables iraniens en vertu de la compétence universelle.