La "dette de sang", facteur sous-estimé de la violence djihadiste

Publié le 01/05/2024
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L'attentat à Moscou le 22 mars 2024 par l'État islamique (EI) a mis en lumière la menace continue de ce groupe djihadiste. Malgré ses échecs antérieurs en Syrie et en Irak, l'EI persiste à attaquer à l'échelle mondiale, soutenu par une idéologie transnationalisée.

La notion de "dette de sang" est au cœur de cette endurance. Elle est rarement abordée mais centrale dans le discours djihadiste pour justifier les attaques violentes. Selon l'anthropologie, elle s'articule autour de liens de parenté et d'appartenance communautaire, utilisés pour légitimer des représailles contre un groupe extérieur suite à une offense.

Dans le cas de l'EI, cette logique est poussée à l'extrême. Des groupes comme "l'Occident", les "mécréants" ou les "apostats" construits idéologiquement comme cibles indiscriminées. Les djihadistes ont transformé la "dette de sang" traditionnelle pour servir leur agenda meurtrier.

Cet angle anthropologique éclaire les ressorts de la violence djihadiste et rappelle l'importance de déconstruire les discours de haine qui l'alimentent. Comprendre ces mécanismes idéologiques reste crucial pour mieux les combattre face à une menace toujours présente.