Yakuza 2.0 : quand la mafia nippone se réinvente dans la clandestinité

Publié le 13/05/2024
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La redoutée mafia japonaise, connue sous le nom de yakuza, a connu une transformation significative au fil des années. Autrefois très visible, avec des quartiers généraux affichés et des membres distribuant des cartes de visite, les yakuza ont progressivement adopté un mode opératoire plus discret et anonyme.

Leur modèle économique s'est déplacé de l'intimidation vers des activités plus insidieuses comme la fraude, le vol et le trafic. Ils collaborent désormais avec des groupes semi-organisés appelés "hangure" pour mener ces activités illégales.

Les lois anti-yakuza ont réussi à décimer l'institution, mais ont également rendu difficile la réintégration des membres souhaitant quitter la pègre. Une "clause de 5 ans" interdit aux entreprises et aux particuliers d'effectuer des paiements aux yakuza, les empêchant d'accéder à des services bancaires, de louer un logement ou même d'obtenir un téléphone portable. Cette marginalisation engendre un ressentiment envers la société.

L'art du tatouage élaboré, ou irezumi, reste l'un des symboles les plus reconnaissables des yakuza. Initialement lié à des métiers dangereux comme les mineurs de charbon et les pêcheurs, ces tatouages signifiaient à l'origine le serment de ne jamais revenir dans la société et de vivre en tant que yakuza toute sa vie.

Bien que décimée, la mafia japonaise s'est adaptée et a évolué, passant d'une présence visible à des activités plus clandestines. Cependant, les défis liés à la réintégration des membres sortants soulèvent des questions sur la manière de briser ce cycle de criminalité.