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 <title>Articlophile | Agrégateur de Blogs &amp; Newslettre</title>
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   <title>Ali Najab : Les tortionnaires du polisario agissaient sur ordre des responsables algériens</title>
   <updated>2020-01-24T13:24:00+01:00</updated>
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   <published>2020-01-24T13:24:00+01:00</published>
   <author><name>MAP - Aziz Rami</name></author>
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      <img src="https://www.articlophile.org/photo/art/default/42107695-35207059.jpg?v=1579865430" alt="Ali Najab : Les tortionnaires du polisario agissaient sur ordre des responsables algériens" title="Ali Najab : Les tortionnaires du polisario agissaient sur ordre des responsables algériens" />
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      Rabat - Durant plus de 25 ans d'emprisonnement dans les geôles de la honte du polisario, Ali Najab, ancien pilote de chasse des Forces royales air (FRA), capturé en 1978, a pu constater de visu que ses tortionnaires séparatistes recevaient de toute évidence leurs ordres des responsables algériens, ce qui dénote la mainmise sans ambages d'Alger sur les marionnettes polisariennes. Dès sa capture le 10 septembre 1978, après que son Mirage F5 ait été touché par un missile sol-air, Najab fut ramené dans le bureau de Mohammed Abdelaziz. Mais celui-ci n'avait pas fini de poser deux questions "que trois officiers algériens sont rentrés dare-dare" pour prendre les choses en main et ordonner son transfert à Tindouf, se rappelle cet ancien capitaine dans un entretien à la MAP dans le cadre du concept "Face à la MAP". Depuis 1976, les Algériens emmenaient des prisonniers marocains au nord de l'Algérie, dans les centres de Blida, Chlef, Boufarik et autres, raconte celui qui vient de publier son ouvrage "25 ans dans les geôles de Tindouf", dans lequel il reprend en détail son calvaire et celui d'autres aux mains des bourreaux séparatistes. "Quand de nouveaux prisonniers arrivaient à Rabouni, les Algériens arrivaient immédiatement pour les interrogatoires. Les Algériens quand ils débarquaient à Tindouf, c'était pour donner des ordres, point barre. Cela est clair et net", tranche M. Najab. Pour étayer cette triste vérité qui en dit long sur l'assujettissement du polisario face à l'Algérie, le capitaine se rappelle que, lors d'un meeting des responsables algériens auquel ont été emmenés les officiers marocains prisonniers, un lieutenant de l'armée algérienne a apostrophé le soi-disant premier ministre de la «rasd» de l'époque, Mohamed Lamine Ahmed, et l'a sommé de fermer une fenêtre que le vent avait ouverte. <br />   <br />  "On se rend vite compte à quel point leur influence était considérable !", assure-t-il. Interrogé sur la réaction des tortionnaires aux défections répétées de leurs responsables vers le Maroc, dans le cadre de l'appel de feu SM Hassan II "la Patrie est clémente et miséricordieuse", l'ex-pilote de chasse souligne que les polisariens s'imposaient un "mutisme complet". L'effet de ses évasions sur les séparatistes n'avait d'égal que leur stupéfaction de voir le nombre et la qualité des dirigeants du monde qui ont pris part aux obsèques de feu Hassan II. "Ils ne s'attendaient pas à ce que feu Hassan II ait une popularité aussi grande. C'était une douche froide pour le polisario", se souvient-il Revenant sur son ouvrage, M. Najab a souligné la nécessité de l'écriture en tant que devoir envers la Patrie et les générations futures, appelant les autres prisonniers de guerre marocains à s'y mettre également. Pour lui, "chaque prisonnier est un livre", en assurant que ces écrits vont servir aussi bien pour l'armée que pour l'histoire du Maroc. "Dix-huit ans de guerre pénible, très dure pour laquelle beaucoup de Marocains se sont sacrifiés, doit être connue dans l'histoire du Maroc». <br />   <br />  Et c'est là aussi le message de M. Najab aux jeunes marocains qu'il exhorte à s'ouvrir sur l'Histoire de leur pays. "Laissez tomber un peu le Barça et le Real pour plongez dans l'Histoire de votre pays", leur conseille ce vétéran qui souligne l'impérieuse nécessité de se défaire du nihilisme et de voir la partie pleine du vase pour "s'employer à remplir la deuxième moitié". À ses anciens geôliers qui rejoint le Maroc, leur mère-patrie, Ali Najab assure qu'il leur pardonne tout. "Si l'intérêt suprême du Maroc le dicte, je pardonne", dit-il sans ambiguïté. M. Najab insiste aussi sur un "devoir de reconnaissance" envers les martyrs qui ont donné leur vie pour la récupération du Sahara. Pour ce qui est des hommes tombés de l'autre côté, Najab est catégorique : "ce sont tous des martyrs d'une erreur historique". <br />   <br />  En conclusion, l'ex-prisonnier de guerre concède que l'emprisonnement n'était pas que souffrances. "Mon emprisonnement m'a donné deux choses: la satisfaction que le Maroc ait récupéré son Sahara, et la fierté d'avoir servi mon pays".&nbsp;
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   <title>Huit questions à Ali Najab, ancien pilote des FRA, qui a passé 25 ans dans les geôles du polisario</title>
   <updated>2020-01-24T13:18:00+01:00</updated>
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   <published>2020-01-24T13:18:00+01:00</published>
   <author><name>MAP</name></author>
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      <img src="https://www.articlophile.org/photo/art/default/42107542-35207025.jpg?v=1579865323" alt="Huit questions à Ali Najab, ancien pilote des FRA, qui a passé 25 ans dans les geôles du polisario" title="Huit questions à Ali Najab, ancien pilote des FRA, qui a passé 25 ans dans les geôles du polisario" />
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      Rabat – Huit questions à Ali Najab, ancien capitaine des Forces Royales Air (FRA), qui était l'invité de "Face à la MAP". <br />   <br />  Cet ancien pilote de chasse a été capturé par le polisario le 10 septembre 1978, après que son Mirage F5 ait été touché par un missile sol-air. <br />   <br />  1. Dans votre ouvrage sur les 25 ans passés dans les geôles du polisario, vous dites qu'aussitôt capturé, vous avez été interrogé par des officiers algériens. Vous rappelez-vous d'autres formes de présence qui reflètent la mainmise d’Alger sur les bourreaux du polisario ?&nbsp; <br />   <br />  Dès mon arrivée on m'a amené dans le bureau de Mohammed Abdelaziz. Il n'avait pas fini de me poser sa deuxième question quand trois officiers algériens (un capitaine et deux lieutenants) sont entrés dare-dare pour m’emmener. Ils m'ont pris à Tindouf et m'ont mis dans une cellule d'un sous-sol. <br />   <br />  Depuis 1976, les Algériens n'ont fait qu'emmener des prisonniers marocains au nord de l'Algérie. Ils ont en emmené au total 476 dans les centres de Blida, Chlef, Boufarik et autres avec des officiers et pilotes. En 1979, ils ont ramené des pilotes et des officiers à Tindouf, ils les ont remis au polisario, le reste est resté au nord de l'Algérie. <br />   <br />  En 1987, ils ont échangé 150 prisonniers marocains contre 106 prisonniers algériens qui étaient détenus au Maroc. Ces prisonniers algériens avaient été capturés à Amgala. Le reste est resté entre les mains des Algériens qui les ont remis au polisario plus tard. <br />   <br />  2. Y avait-il une relation hiérarchique entre les responsables algériens et les séparatistes du polisario ? Les Algériens étaient tout le temps là. Quand de nouveaux prisonniers marocains arrivaient à Rabouni, les Algériens arrivaient immédiatement pour les interrogatoires. Quand les Algériens débarquaient à Tindouf, c'était pour donner des ordres, point barre. C'était clair et net. <br />   <br />  Pour l'anecdote, il y avait un groupe d'officiers venus à Rabouni. Ils nous ont ramenés, nous officiers marocains prisonniers, pour les rencontrer. Parmi ces gens, il y avait le premier ministre du polisario (de l'époque), Mohamed Lamine Ahmed, qui se tenait debout devant une fenêtre. Le vent s'était levé et un lieutenant algérien lui a dit: "eh toi, ferme la fenêtre!". L'autre l'a regardé, ébahi. "Je t'ai dit de fermer la fenêtre", lui a-t-il enjoint. L'autre l'a regardé, les yeux ronds, puis il est parti. <br />   <br />  On se rend vite compte à quel point leur influence était considérable ! <br />   <br />  3. La période de votre emprisonnement était nettement marquée par des cas de retour de responsables du polisario au Maroc. Comment les autres séparatistes vivaient-ils ces défections, de votre point de vue ?&nbsp; <br />   <br />  C'était le mutisme complet. Ils essayaient de ne pas donner d'importance à ces défections pour ne pas paraître marqués par ces événements. <br />   <br />  Il y avait un blessé de guerre du polisario, qui s'amusait à entretenir des discussions avec les prisonniers. Un jour il m'a demandé : "qu'est-ce que tu penses du retour de Omar Hadrami au Maroc ?". J'ai dit que le polisario le considère comme un traître. Il a souri puis a dit : "il y a beaucoup de gens dans les camps qui voudraient faire comme lui. Mais comme ils ont des enfants, ils ne peuvent pas". Quand je lui ai demandé ce qu'il en pensait, il m'a dit : "Je serais beaucoup plus utile pour le Maroc ici, en sensibilisant la population des camps pour le Maroc". J'en suis resté épaté. <br />   <br />  4. Comment parveniez-vous à rester informés de ce qui se passait au Maroc ? Et comment viviez-vous ces développements (amendement de la Constitution, gouvernement d’alternance, décès de feu SM Hassan II) ?&nbsp; <br />   <br />  Ce qui nous intéressait le plus, c'était la situation sur le terrain. Il y avait un prisonnier originaire de la région de Tata qui se faisait passer pour un réparateur de postes radio. Il gardait les postes qu'on lui ramenait pour réparation le plus longtemps possible pour écouter les informations et nous les raconter. Par la suite, des prisonniers arrivaient à se procurer des postes. <br />   <br />  Après le cessez-le-feu, le polisario commençait à fermer les yeux. Ensuite, le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) a négocié avec le polisario et l'Algérie pour nous installer des télévisions juste avant la mort de Hassan II. C'est ainsi que nous avons pu suivre les obsèques grandioses de feu Hassan II. Ces obsèques, qui avaient un écho international considérable, étaient une douche froide pour le polisario. Ils ne s'attendaient pas à ce que feu Hassan II ait une popularité aussi grande. Ils se sont tus. <br />   <br />  5. Votre emprisonnement vous a ôté 25 années -peut être les plus belles - de votre existence et de celle de votre famille, vous a-t-il donné quoi que ce soit en contrepartie ?&nbsp; <br />   <br />  Mon emprisonnement m'a donné deux choses: la satisfaction que le Maroc ait récupéré son Sahara; la fierté d'avoir servi mon pays. <br />   <br />  6. Quel est votre message aux anciens détenus marocains ?&nbsp; <br />   <br />  Je leur conseille d'écrire leurs mémoires. Chaque prisonnier est un livre et ces écrits vont servir aussi bien pour l'armée que pour l'histoire du Maroc. 18 ans d'une guerre pénible et très dure, pour laquelle beaucoup de Marocains se sont sacrifiés, doivent être connus dans l'histoire du pays. <br />   <br />  Nous avons un devoir de reconnaissance envers tous ces martyrs qui ont donné leur vie pour la récupération du Sahara et pour tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour le Sahara, même s'ils sont toujours vivants. C'est une dette et pour nous acquitter de cette dette, il faut pérenniser ce devoir de mémoire et de reconnaissance, condition sine qua non pour forger chez le citoyen le sens de la citoyenneté, du courage, du devoir et du sacrifice. <br />   <br />  7. Quel est votre message aux jeunes Marocains ?&nbsp; <br />   <br />  Les jeunes d'aujourd'hui sont les adultes de demain. Ils vont avoir des enfants qu'ils vont éduquer. Autant s'y préparer dès maintenant. Laissez tomber un peu le Barça et le Real pour plonger dans l'Histoire de votre pays. Le Maroc d'aujourd'hui, ce n'est pas celui que la France nous a légué en 1956. Le Maroc d'aujourd'hui est de loin meilleur. Bien sûr tout n'est pas parfait dans notre pays, mais nous ne sommes pas à la traîne. Il suffit de regarder autour de soi. <br />   <br />  Malgré tout, le Maroc de Hassan II est resté debout, et ça continue avec Mohammed VI. Le Maroc va bien. Au lieu d'être nihiliste, il faut regarder la moitié pleine du vase et essayer de le remplir. <br />   <br />  8. Quels sentiments éprouvez-vous quand vous rencontrez l'un de vos anciens geôliers, aujourd'hui retourné au Maroc dans le cadre de l'appel "La patrie est clémente et miséricordieuse" ?&nbsp; <br />   <br />  Si l'intérêt suprême du Maroc le dicte, je pardonne. Ils sont revenus au Maroc dans le cadre de la patrie est clémente et miséricordieuse. C'est au nom du peuple que feu SM Hassan II leur a donné cette chance. Je suis obligé de respecter la décision de mon Roi, car il l'a fait au nom de l'Etat marocain. À un moment donné, il faut se réconcilier. Il va falloir panser toutes les cicatrices. Même les martyrs, tombés dans les deux camps, comment allons nous les appeler. Les nôtres sont des martyrs... et les autres, de l'autre côté ? J'ai une suggestion, qu'ils soient tous des martyrs d'une erreur historique.
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