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 <title>Articlophile — Veille sélective de blogs &amp; newsletters en arabe et français</title>
 <subtitle><![CDATA[Articlophile sélectionne chaque jour le meilleur des blogs indépendants et newsletters en arabe et français : géopolitique, Maghreb, culture, société et innovation.]]></subtitle>
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   <title>Les édiles, les obligés et les relations : la galaxie Balkany au tribunal</title>
   <updated>2019-10-18T10:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.articlophile.org/Les-ediles-les-obliges-et-les-relations-la-galaxie-Balkany-au-tribunal_a139508.html</id>
   <category term="Articles" />
   <published>2019-10-18T10:55:00+02:00</published>
   <author><name>AFP</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <div>Un ami redevable, un avocat fidèle ou un milliardaire saoudien: c'est l'heure du jugement vendredi pour toute une galaxie gravitant autour des époux Balkany, dans le volet blanchiment et corruption de leur procès. <br />   <br />  Les Balkany <br />   <br />  Isabelle et Patrick Balkany ont été condamnés pour fraude fiscale mi-septembre, dans le premier volet de leur procès: 4 ans de prison ferme pour lui, trois ans pour elle. Le maire LR de Levallois-Perret a été incarcéré immédiatement. Tous deux ont fait appel. <br />   <br />  Le couple qui règne depuis 36 ans, presque sans discontinuer, sur cette commune cossue de l'ouest parisien est aussi accusé de blanchiment, pour avoir dissimulé au moins 13 millions de patrimoine et d'avoirs occultes en ayant recours à des prête-noms et à des structures offshore, entre 2007 et 2014. <br />   <br />  Perles de ce patrimoine dissimulé pour les juges: une villa à Saint-Martin, qu'ils ont finalement reconnu posséder, et un riad à Marrakech, dont ils nient toujours être les propriétaires. <br />   <br />  Contre Patrick Balkany, aussi accusé de corruption passive et de prise illégale d'intérêts par personne dépositaire de l'autorité publique, le parquet a requis sept ans de prison, avec incarcération immédiate, dix ans d'inéligibilité et la confiscation de tous ses biens. <br />   <br />  Contre sa première adjointe Isabelle, l'accusation a demandé quatre ans avec sursis et 500.000 euros d'amende. <br />   <br />  Le parquet n'a requis qu'une amende (100.000 euros) contre leur fils Alexandre, "entraîné dans cette aventure par ses parents", pour avoir souscrit "deux baux de location fictifs" en 2011 et 2014 pour le riad de Marrakech. <br />   <br />  Jean-Pierre Aubry <br />   <br />  Ancien président du club de basketball et bras droit de Patrick Balkany à la mairie de Levallois, il devient en avril 2008 (et jusqu'en 2014) directeur général de la Semarelp, société en charge de l'aménagement de Levallois présidée par le maire. Il a comparu notamment pour blanchiment de fraude fiscale, prise illégale d'intérêts et complicité de corruption passive. <br />   <br />  Contre cet homme, "prête-nom jusqu'au sacrifice", le parquet a demandé trois ans dont un avec sursis et 150.000 euros d'amende. <br />   <br />  A la barre, jamais il n'a trahi la confiance de Patrick Balkany. Sa ligne de défense est simple: il a participé au complexe montage de sociétés panaméennes (Hayridge et Himola) impliquées dans l'acquisition du riad en 2010, mais il n'est bénéficiaire que "sur le papier" de titres "au porteur". "Je le dis et le redis, je ne suis pas le propriétaire de cette maison", a-t-il affirmé. <br />   <br />  Arnaud Claude <br />   <br />  L'indispensable avocat, ex-associé de Nicolas Sarkozy qui fut longtemps un intime des Balkany, a assisté à de nombreuses négociations impliquant la commune et son maire - il s'est vanté à l'audience d'avoir "exproprié tout Levallois". <br />   <br />  Avocat de la Semarelp, "gros client" de son cabinet, il est poursuivi pour blanchiment et complicité de corruption commise par Patrick Balkany. <br />   <br />  L'accusation a requis quatre ans dont deux avec sursis et une interdiction d'exercer contre l'avocat, désigné comme "le pilote de l'opération" marocaine, "la direction intellectuelle et juridique". <br />   <br />  C'est lui qui accompagne Jean-Pierre Aubry en Suisse pour créer deux sociétés, lui qui négocie avec l'agent immobilier pour le riad de Marrakech, lui qui donne des instructions au notaire marocain: il est "omniprésent" selon les juges. Lui affirme que son intervention a été "purement amicale pour aider M. Aubry sur les aspects de pure technique immobilière". <br />   <br />  Mohamed Al Jaber <br />   <br />  Richissime homme d'affaires saoudien aux féroces appétits immobiliers, Mohamed Al Jaber est accusé de "corruption active envers une personne dépositaire de l'autorité publique", en l'occurrence Patrick Balkany. <br />   <br />  Il est soupçonné d'avoir réglé en 2009, via un notaire, le prix officiel du riad marocain (2,75 millions d'euros) en échange de délais de paiement supplémentaires dans un juteux marché, celui de la construction des Tours de Levallois - qui ne sortiront finalement jamais de terre. <br />   <br />  Il a réfuté tout "pacte de corruption", sa défense mettant au défi le parquet de prouver ce pacte, c'est-à-dire d'établir qu'un accord ait été scellé avant l'octroi de délais, conformément à la loi de 2007. <br />   <br />  Pour le parquet, "peu importe que le pacte de corruption n'ait pas été explicitement formulé": il a requis quatre ans dont deux avec sursis et 150.000 euros d'amende contre le milliardaire saoudien, estimant qu'il avait "sciemment corrompu un élu de la République".</div>  
     </div>
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   <title>"Blanchiment", "corruption" : acte II du procès Balkany</title>
   <updated>2019-05-20T11:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.articlophile.org/Blanchiment--corruption-acte-II-du-proces-Balkany_a135685.html</id>
   <category term="Articles" />
   <published>2019-05-20T10:02:00+02:00</published>
   <author><name>AFP</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <div>Après une première semaine consacrée au seul délit de fraude fiscale, le procès à Paris des époux Balkany reprend lundi pour cinq semaines consacrées cette fois aux accusations de blanchiment et de corruption, plus lourdes et bien plus complexes. <br />   <br />  Patrick et Isabelle Balkany, maire LR et première adjointe de Levallois-Perret, ville huppée de l'ouest parisien, sont jugés dans deux procédures en grande partie imbriquées. <br />   <br />  L'enquête pour blanchiment et corruption avait démarré en 2013 après des révélations d'un ancien allié politique du couple, Didier Schuller. Elle avait mené à l'ouverture d'une seconde enquête, pour fraude fiscale, après une plainte du fisc en 2015. <br />   <br />  En raison de subtilités juridiques, le tribunal correctionnel a décidé d'examiner ces deux dossiers l'un après l'autre, de manière théoriquement hermétique. <br />   <br />  Au terme d'une semaine consacrée à la seule fraude fiscale, le Parquet national financier (PNF) a donc requis jeudi quatre ans de prison, avec incarcération immédiate, contre Patrick Balkany, quatre ans dont deux avec sursis contre son épouse, et l'inéligibilité maximale, dix ans, contre tous deux. <br />   <br />  Dans ce dossier, il leur était reproché de n'avoir pas payé d'ISF entre 2010 et 2015, malgré des actifs estimés à 16 millions d'euros, et d'avoir déclaré des revenus amplement sous-évalués entre 2009 et 2014. <br />   <br />  Très en verve depuis le début du procès mais visiblement abattu par le réquisitoire, Patrick Balkany a reconnu "des fautes". Son épouse, toujours hospitalisée après une tentative de suicide début mai, n'a pas assisté aux débats. <br />   <br />  Ce premier jugement mis en délibéré au 13 septembre, place lundi au second volet qui occupera le tribunal jusqu'au 20 juin et dans lequel les Balkany encourent dix ans de prison. <br />   <br />  Outre le couple, quatre autres prévenus entreront en scène : leur fils Alexandre, leur homme de confiance à Levallois, Jean-Pierre Aubry, l'ancien avocat Arnaud Claude et le richissime homme d'affaires saoudien Mohamed Al Jaber. <br />   <br />  Les Balkany, jugés notamment pour "blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée", sont poursuivis pour avoir dissimulé au fisc plus de 13 millions d'euros d'avoirs entre 2007 et 2014, à l'aide de savants montages offshore. <br />   <br />  En particulier deux somptueuses propriétés déjà au coeur du premier volet : le riad Dar Guycy de Marrakech, dont ils nient être propriétaires, et la villa Pamplemousse de Saint-Martin. <br />   <br />  Le promoteur Al Jaber est poursuivi pour corruption active, pour avoir réglé une partie du prix de la villa de Marrakech en échange de délais de paiement supplémentaires dans un juteux marché immobilier à Levallois. Ce qui vaut à Patrick Balkany d'être jugé également pour corruption passive. <br />   <br />  Jean-Pierre Aubry et Arnaud Claude seront jugés pour avoir mis en place le montage opaque qui entoure le riad, Alexandre Balkany pour avoir "couvert" ses parents en souscrivant des baux fictifs.<a class="link" href="https://www.atlasinfo.fr/Blanchiment--corruption-acte-II-du-proces-Balkany_a100708.html">n-a...</a> </div>  
     </div>
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   <title>Le procès de l'affaire Balkany, vitrine de la prévarication des élus, s'ouvre lundi</title>
   <updated>2019-05-13T15:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.articlophile.org/Le-proces-de-l-affaire-Balkany-vitrine-de-la-prevarication-des-elus-s-ouvre-lundi_a135140.html</id>
   <category term="Articles" />
   <published>2019-05-13T15:33:00+02:00</published>
   <author><name>AFP</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <div>  <div>Plus de 13 millions d'euros dissimulés au fisc, de somptueuses villas à Marrakech et dans les Caraïbes, des fonds "occultes" transitant par la Suisse, le Liechtenstein, Singapour... Les époux Balkany, du nom d'élus locaux de la banlieue parisienne, sont jugés à partir de lundi. L'affaire fait les choux gras de la presse française depuis des années, présentant souvent le couple en symbole de la corruption et de l'avidité de certains élus. Les juges d'instruction avaient entamé leur enquête en 2013 après des révélations de Didier Schuller, un ancien allié des époux. Ils accusent aujourd'hui Patrick Balkany, le tonitruant maire Les Républicains (droite) de Levallois-Perret, une riche commune de l'ouest parisien, et son épouse Isabelle, première adjointe, de "blanchiment à grande échelle" entre 2007 et 2014. Selon l'accusation, ils ont dissimulé au fisc des revenus et un patrimoine "occultes" à hauteur "au minimum" de 13 millions d'euros. En particulier deux propriétés cachées derrière "des montages de plus en plus sophistiqués" entre Suisse, Liechtenstein, Singapour ou Panama, "dans le souci de ne pas apparaître comme les véritables propriétaires". - Peignoirs brodés - La première, la villa Pamplemousse, acquise en 1997 par une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse, est sise à Saint-Martin, aux Antilles. Isabelle Balkany, 71 ans, a fini par reconnaître qu'elle en était propriétaire, expliquant l'avoir achetée avec l'argent d'un héritage familial. Son mari, 70 ans, en est officiellement bénéficiaire depuis 2004. La seconde propriété, la villa Dar Gyucy de Marrakech, est entourée d'un montage beaucoup plus sophistiqué, détenue depuis 2010 par une SCI marocaine propriété d'une société panaméenne, Hayridge. Cette dernière est au nom de Jean-Pierre Aubry, l'homme de confiance de Patrick Balkany à Levallois. Les Balkany, qui y ont maintes fois séjourné, ont constamment nié en être propriétaires. Mais les juges sont formels: ils sont les "seuls bénéficiaires" du riad, où des peignoirs brodés aux initiales "PB" ont été retrouvés. Surtout, les enquêteurs ont laborieusement remonté la trace de l'argent. Ils ont fini par établir que le prix de vente officiel de la villa, 2,75 millions d'euros, a été payé par l'homme d'affaires saoudien Mohamed Al Jaber au moment où celui-ci négociait un projet de tours jumelles à Levallois. Selon les juges, il s'agit d'argent de la corruption. Par ailleurs, 2,5 millions d'euros supplémentaires ont été réglés via le compte singapourien d'une autre société panaméenne. Cet argent provient selon les enquêteurs d'une commission versée à Patrick Balkany par un industriel belge, George Forrest, contre son aide pour un contrat en Afrique, ce que réfute M. Balkany. - "Petit matelas" - Les investigations sont remontées bien au-delà de la période 2007-2014 qu'elles ciblent, sans pouvoir retracer l'origine de tous les fonds. Les juges estiment que Patrick Balkany a été "à la tête d'un véritable réseau de sociétés offshore" mis en place dès la fin des années 1980, quand son ancien compère Didier Schuller déposait en Suisse des "espèces provenant d'entreprises de travaux publics soucieuses de financer" le RPR, le grand parti de la droite à l'époque. En 2016, le baron de la droite avait fini par admettre avoir détenu des avoirs non déclarés en Suisse, un héritage selon lui. L'enquête a aussi mis au jour les fortes sommes en liquide utilisées par le couple, notamment plus de 87.000 euros payés dans une agence de voyages. "J'avais un petit matelas de réserves que je n'ai plus", avait commenté devant les juges Patrick Balkany, qui selon une employée de maison "avait régulièrement des espèces dans les poches de son peignoir". La justice a saisi le riad, le produit de la vente de la villa Pamplemousse et le moulin de Giverny (Normandie), où résident les Balkany. Le procès est prévu à Paris jusqu'au 20 juin. Une incertitude plane toutefois sur son maintien, car Isabelle Balkany a été hospitalisée le 1er mai après avoir absorbé des médicaments. Interrogé dimanche par l'AFP, son avocat s'est refusé à tout commentaire. Le couple comparaîtra notamment pour "fraude fiscale" et "blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée". Parmi les autres prévenus, le Saoudien Al Jaber devra répondre de "corruption active".</div>  </div>  
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