L’arrestation de Nicolás Maduro par l’armée américaine redessine l’équilibre au Venezuela et fragilise une coordination diplomatique bâtie autour du soutien au Front Polisario et de la convergence avec l’Algérie sur le dossier du Sahara. Caracas reconnaît la « République arabe sahraouie démocratique » depuis 1982, un choix qui a durablement ancré le Venezuela parmi les soutiens du mouvement sahraoui.
Pour Alger, l’alignement avec Caracas servait de levier d’influence: proximité idéologique, relais diplomatiques et visibilité internationale. La mise à l’écart de Maduro réduit ce levier et ouvre une période d’incertitude pour le Front Polisario, dont l’Algérie demeure le principal parrain politique, financier et militaire face au Maroc.
Cette fragilisation intervient alors que le rapport de force international sur le Sahara occidental évolue en faveur de Rabat. La recomposition du paysage diplomatique pourrait accélérer ce mouvement, en limitant la capacité de plaidoyer et de mobilisation de l’axe Caracas–Alger.
À court terme, l’enjeu pour Alger et le Front Polisario sera de préserver des soutiens extérieurs, ajuster leur discours et rechercher de nouvelles articulations régionales. À moyen terme, l’absence d’un allié actif à Caracas pèsera sur la coordination, la logistique et la projection du dossier sahraoui dans les forums internationaux.
Source : https://sahra.articlophile.com/sahara/i/93536642/a...






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