Selon des informations concordantes, le champion français de judo Teddy Riner, installé à Marrakech et très introduit dans les cercles d’affaires locaux, a mis fin à son aventure dans le projet résidentiel des Jardins de Noli. Ce développement marque un tournant notable dans sa stratégie immobilière marocaine, sans remettre en cause son ancrage économique dans le royaume, qu’il continue de consolider à travers d’autres projets à Casablanca et Dar Bouazza.
Les Jardins de Noli devaient incarner un nouveau segment de luxe à la périphérie de Marrakech, sur la route de l’Ourika, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Le projet prévoit un ensemble de 26 villas de haut standing, pensées comme un domaine privé, à l’abri du tumulte urbain, avec une mise en avant du cadre naturel et d’une certaine idée de l’art de vivre aux portes de l’Atlas. Découvrir l’univers du domaine L’opération est portée par la société Lino Invest, structure spécialement dédiée à ce projet, qui visait une clientèle aisée marocaine et internationale en quête de résidences secondaires ou d’actifs patrimoniaux premium à Marrakech. Présentation commerciale
Au cœur de la mécanique capitalistique du projet, Teddy Riner était présent via sa société 134 Consulting, qui figurait au capital de Lino Invest aux côtés de l’homme d’affaires Fouad Ezzitouni. Éléments capitalistiques Ce dernier, discret médiatiquement, est déjà apparu dans plusieurs montages immobiliers en France, parfois restés sans concrétisation, ce qui nourrit un certain flou autour de sa trajectoire d’investisseur. Trajectoire d’investisseur La présence de Riner, personnalité sportive mondiale et figure rassurante pour les investisseurs, apportait une forme de caution symbolique au projet, facilitant son exposition médiatique et son positionnement sur le marché. Contexte des investissements de sportifs
Les nouveaux éléments disponibles indiquent que 134 Consulting a cédé ses parts dans Lino Invest durant la rentrée 2025, actant le décrochage de Teddy Riner du tour de table. Dans le même mouvement, le judoka a quitté la gérance de la société, qui se retrouve désormais intégralement détenue et pilotée par Fouad Ezzitouni. Cette recomposition renvoie à un schéma classique dans l’immobilier de prestige, où une personnalité connue sert de catalyseur à la phase de lancement avant de sortir du capital, que ce soit pour des raisons stratégiques, financières ou de gouvernance interne. Analyse de tendance
Ce retrait ne signifie pas pour autant un désengagement du Maroc. Sur le littoral au sud de Casablanca, Teddy Riner porte déjà le projet 134 Square à Dar Bouazza, une banlieue résidentielle huppée qui attire depuis plusieurs années promoteurs et classes moyennes supérieures en quête d’immeubles récents et d’espaces plus aérés que le centre de Casablanca. Le projet est signé par l’architecte Rachid El Andaloussi, figure reconnue du paysage architectural marocain, et s’inscrit dans une offre orientée vers un standing intermédiaire à élevé, mêlant image de marque et promesse de qualité de vie.
Pour la commercialisation des appartements, Riner s’est appuyé sur l’homme d’affaires Jawad Ziyat, connu notamment pour ses activités dans le sport et les affaires, ce qui a permis de connecter le projet à des réseaux d’acheteurs et d’intermédiaires déjà structurés sur le marché casablancais. Toujours à Dar Bouazza, le champion a également investi la restauration et les services, en lançant un restaurant ainsi qu’un centre de beauté en partenariat avec le groupe français Deret. Ce dernier est actif dans l’hôtellerie et exploite plusieurs franchises du groupe Accor, notamment sous les enseignes Mercure Hotels, Novotel, Ibis Styles et Ibis Budget, ce qui lui confère un savoir-faire opérationnel dans la gestion d’actifs touristiques et de services. Activités de Deret
Au-delà de l’immobilier stricto sensu, Teddy Riner structure progressivement un véritable écosystème d’affaires au Maroc. Casablanca sert de base à ses activités dans le fitness, avec le développement du concept de salles Strike by Teddy Riner, positionné sur une offre sportive accessible mais adossée à son image de champion. Ces initiatives s’inscrivent dans un mouvement plus large d’athlètes de haut niveau qui capitalisent sur leur notoriété pour construire des plateformes économiques durables, le Maroc offrant un terrain favorable en raison de son dynamisme urbain, de l’essor de la classe moyenne et de l’appétit pour de nouvelles marques dans l’immobilier, le sport et les loisirs. Contexte marché
Dans cette perspective, la sortie des Jardins de Noli apparaît moins comme un recul que comme un arbitrage dans un portefeuille d’activités en recomposition. Le projet, recentré autour de Fouad Ezzitouni, devra désormais poursuivre son développement sans le levier d’image que représentait Riner, dans un marché marrakchi concurrentiel où les programmes de villas de luxe se multiplient, entre promesses de vues dégagées sur l’Atlas et offres de services haut de gamme. De son côté, le judoka semble privilégier des projets où il peut articuler plus directement son image, ses réseaux et une stratégie de marque personnelle, à l’intersection du sport, du bien-être, de l’immobilier et de l’hôtellerie.
Source : https://lemarrakech.articlophile.com/lebulletin/i/...






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