Adepte des cours collectifs depuis l'époque des cassettes VHS de Jane Fonda, la psychologue américaine Sandra Wartski s'est aperçue, en fréquentant assidûment son YMCA local, que les phrases lancées par les instructeurs pour guider les mouvements pouvaient aussi éclairer la manière de traverser les épreuves psychologiques.
« Épaules en arrière, menton relevé » : cette posture assurée physiquement transposerait aussi une manière d'affronter le monde plus directement, sans repli sur soi. De même, le principe biomécanique selon lequel « le corps va là où portent les yeux » trouverait un écho dans l'adage bien connu voulant que l'énergie suive l'attention : ruminer un problème l'ancre, quand se concentrer sur ses ressources ouvre des pistes d'action.
Autre parallèle : la respiration, souvent suspendue inconsciemment dans l'effort physique comme dans l'épreuve émotionnelle, reste un outil disponible à tout moment pour apaiser le système nerveux. Wartski insiste aussi sur l'intérêt de « tenir la position un peu plus longtemps que d'habitude » : progresser, en sport comme en thérapie, suppose de s'exposer légèrement au-delà de sa zone de confort plutôt que d'échapper à l'inconfort dès qu'il apparaît.
Enfin, la psychologue rappelle qu'il est toujours permis de « modifier » un exercice devenu inadapté : ni un échec ni un renoncement définitif, mais simplement le droit de décider soi-même du rythme auquel on choisit d'affronter ses difficultés. Une invitation à essayer, comme en cours de sport, ne serait-ce qu'un seul petit pas hors de ses habitudes.
Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/97626683/cours-...
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