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Le mal du siècle : notre vie optimisée a perdu le sens de l'émerveillement


Le Mardi 15 Septembre modifié le Mardi 30 Novembre


              

Sommeil, alimentation, apparence physique : tout, ou presque, se « maxxe » aujourd'hui, au nom d'une performance optimale. Dans un article publié par The Atlantic, le chercheur et essayiste Ian Bogost s'inquiète de cette généralisation de la logique d'optimisation à tous les pans de la vie quotidienne.



Selon Bogost, cette obsession trouve ses racines dans l'industrialisme du XIXe siècle et s'est progressivement étendue du monde du travail aux vacances, à la nutrition ou au suivi de l'activité physique. Le problème, écrit-il, c'est que « lorsque les objectifs prennent le pas sur l'expérience, on perd la liberté de vivre sa vie au moment où elle se déroule. »


Face à cette dérive, l'auteur propose l'émerveillement comme antidote : porter attention aux sensations ordinaires — la douceur d'une paire de chaussons, la chaleur d'un café, voire la « méthode élégante » de fonctionnement d'une chasse d'eau — plutôt que de réserver la fascination aux seuls moments extraordinaires.


Cet émerveillement, insiste Bogost, se trouve partout : dans le travail des fourmis, un vieil appareil électroménager ou un simple lien humain, à condition de cesser de « traiter le monde comme un décor ou un outil. »




Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/98000638/ingred...