Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Ramadan à Rabat : quatre films emblématiques du cinéma polonais au Musée Mohammed VI, échanges avec Mohammed Bakrim


Le Samedi 21 Février modifié le Mardi 30 Novembre



L’Ambassade de la République de Pologne et du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain organisent une initiative conjointe pour inviter le cinéma polonais à Rabat pendant Ramadan. Ils proposent des soirées consacrées au septième art. Chaque séance est conçue comme un ciné-club et se prolonge par une discussion menée par le critique Mohammed Bakrim, afin de “guider le public dans l’univers, l’histoire et la richesse esthétique des films” et d’en éclairer les enjeux moraux et artistiques.



Le cycle se tient tous les mardis à 21 h, du 24 février au 17 mars 2026, à l’Auditorium du Musée. Il explore un aspect important de l’École polonaise de cinéma à travers quatre œuvres de Tadeusz Konwicki, Andrzej Wajda et Krzysztof Kieślowski, dont la démarche est appréciée pour sa profondeur morale, son audace formelle et son dialogue entre mémoire individuelle et histoire collective.

La programmation s’ouvre le 24 février avec “Ostatni dzień lata” (“Le Dernier Jour de l’été”, 1958) de Konwicki. Sur une plage déserte de la Baltique, “un homme et une femme se rencontrent, chacun portant les blessures invisibles de la Seconde Guerre mondiale” ; le film, porté par des silences et des dialogues parcellaires, “explore la solitude, le traumatisme et la difficulté d’aimer après la catastrophe”, dans une mise en scène épurée qui en fait une référence du cinéma d’auteur polonais.

Le 3 mars, “Niewinni czarodzieje” (“Les Charmeurs innocents”) d’Andrzej Wajda situe son intrigue dans la Varsovie de la fin des années 1950. Dans ce film, “un jeune médecin passionné de jazz rencontre une étudiante dans un club”. Ce qui commence comme un jeu devient “une nuit de conversations sur l’amour, la liberté et les choix de vie”, portraitant une jeunesse en quête d’authenticité à la lisière du conformisme et du désir d’émancipation.

Le 10 mars, “Człowiek z marmuru” (“L’Homme de marbre”, 1977), également signé Wajda, suit l’enquête d’une étudiante en cinéma sur “un ancien ouvrier modèle des années 1950, célébré comme héros du travail par la propagande”. Le film “explore la fabrication des mythes politiques et interroge la manipulation de la vérité par le pouvoir”, en posant la question de la responsabilité artistique et de la mémoire collective.

Le 17 mars, “Podwójne życie Weroniki” (“La Double vie de Véronique”, 1991) de Krzysztof Kieślowski clôt le cycle. Ce film met en scène deux jeunes femmes identiques, l’une en Pologne et l’autre en France, “mystérieusement liées par une sensibilité commune”. Par sa mise en scène délicate et sa photographie lumineuse, l’œuvre “explore le destin, la création artistique et la dimension invisible de l’existence” et témoigne de la maturité humaniste du cinéma de Kieślowski.

Chaque mardi à 21 h, des projections gratuites et ouvertes à tous sont programmées à l’Auditorium du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain. L’initiative entend offrir “une immersion dans l’histoire et la richesse de l’École polonaise de cinéma”, avec un espace d’échange porté par Mohammed Bakrim, afin d’articuler regard critique et plaisir de spectateur.




Source : https://cinema.articlophile.com/blog/i/94730899/ra...