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À l'heure de l'IA, écrire chaque jour change encore la vie, affirme Darius Foroux


Le Mercredi 21 Octobre modifié le Mardi 30 Novembre


              

Fouiller ses notes, relire ses passages soulignés dans des livres papier, chercher des études en ligne : ces gestes d'écrivain, Darius Foroux avoue les avoir presque abandonnés depuis que l'intelligence artificielle s'en charge. Dans un billet publié sur son blog, l'auteur de huit livres, dont The Stoic Path to Wealth, confie pourtant une nostalgie : celle d'écrire soi-même, chaque jour.



Ce qui lui manquait, explique-t-il, ce n'est pas tant de publier que de découvrir, en écrivant, ce qu'il pense vraiment. On croit savoir ce que l'on pense, jusqu'au moment de le coucher sur la page. Il s'appuie sur William Zinsser, auteur du classique On Writing Well, pour qui l'écriture n'est pas réservée aux écrivains : c'est une compétence de base pour traverser la vie. Un journal intime, des notes de projet ou la préparation d'une conversation difficile suffisent à en tirer profit.

Les bénéfices qu'il énumère sont multiples : une pensée plus claire et de meilleures décisions, une meilleure connaissance de soi, de la discipline, puisqu'il faut écrire même sans inspiration, et de l'empathie, car bien écrire oblige à se mettre à la place du lecteur. Écrire l'aide aussi, dit-il, à transformer un malaise diffus en quelque chose de compréhensible.

Pas question pour autant de diaboliser l'IA. Darius Foroux y voit un outil de plus, après le dictionnaire et le correcteur, qui permet à beaucoup de gens de mettre enfin leurs idées en forme. L'essentiel est de savoir pourquoi l'on écrit, pour décider où la machine aide et où l'on veut faire le travail soi-même. Ses conseils pour s'y mettre restent simples : continuer à lire, fixer un objectif modeste, un paragraphe ou dix minutes, écrire à heure fixe et couper les distractions un court moment. Reprenant Stephen King, il rappelle que le moment le plus redouté est toujours celui qui précède le premier mot, un constat que partage la romancière Amy Fusselman face au syndrome de la page blanche.





Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/98402502/ecrire...