Peut-on encore parler d'enfance libre aujourd'hui ? C'est la question que pose Joshua Rothman dans un essai publié par The New Yorker, qui s'appuie notamment sur les travaux du psychologue Peter Gray pour interroger la disparition progressive de l'autonomie enfantine.
Gray raconte qu'à quatre ans, il traversait seul la rue pour faire des courses, puis passait des après-midi entiers à jouer dans son quartier sans la moindre surveillance adulte. Une liberté devenue quasiment impensable pour les enfants d'aujourd'hui, cernés par des normes parentales de plus en plus restrictives, en partie dictées par la peur des poursuites judiciaires.
Selon Rothman, cette évolution ne serait pas sans conséquence : plusieurs études citées dans l'article associent le recul de l'autonomie enfantine à un déclin mesurable du bien-être mental chez les jeunes générations. L'auteur rappelle que l'objectif ultime de l'enfance, selon Gray, est justement de « se détacher de la dépendance aux parents pour devenir sa propre personne. »
Le rôle du parent, concluent les chercheurs cités, consisterait donc moins à protéger continuellement l'enfant qu'à organiser, étape par étape, sa propre disparition en tant que figure d'autorité omniprésente — un renversement qui bouscule les réflexes protecteurs de nombreux foyers contemporains.
Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/98000634/avons-...
-
Espace public urbain : des architectes réinventent la ville face au climat
-
Dave Marsh, le critique qui a appris à toute une génération à écouter le rock
-
Recrutement par IA : la vague de poursuites judiciaires s'amplifie
-
Marrakech : le quartier où l'on grandit change-t-il notre façon d'écrire ?
-
Parentalité intensive : et si elle donnait plutôt envie d'avoir des enfants ?





Espace public urbain : des architectes réinventent la ville face au climat