Peut-on vraiment habiter un lieu qui n'existe pas ? C'est la question que pose un article de designboom, consacré aux espaces virtuels que des millions de joueurs construisent et investissent affectivement dans des jeux comme The Sims, Minecraft ou Animal Crossing.
Ces mondes numériques, bien que fictifs, deviennent pour beaucoup de véritables lieux de vie : on y aménage un intérieur, on y reçoit des amis, on y développe des habitudes durables. Cet attachement soulève une question de plus en plus concrète à mesure que des jeux ferment ou changent de modèle économique : que devient-on quand le lieu que l'on habitait virtuellement disparaît ?
La perte d'un monde virtuel peut ainsi s'apparenter, pour certains joueurs, à un véritable deuil de lieu — un phénomène encore mal documenté, mais qui interroge la frontière de plus en plus poreuse entre espace physique et espace numérique dans nos vies quotidiennes.
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