La fondation N7 a organisé jeudi 24 septembre à New York une table ronde de haut niveau sur l'avenir des accords d'Abraham. Cet événement, présidé par Jeffrey M. Talpins, président de N7, a réuni des représentants de premier plan : la sous-secrétaire d'État américaine Allison Hooker et ses homologues du Royaume du Maroc, du Bahreïn, d'Israël, des Émirats arabes unis et, pour la première fois, du Kazakhstan. Le Maroc y était représenté par Fouad Yazourh, directeur général des Relations bilatérales et des Affaires régionales au ministère des Affaires étrangères.
Cette réunion revêt une importance politique majeure : elle marque la première reprise du dialogue multilatéral sur les accords d'Abraham depuis janvier 2023. Selon Allison Hooker, cette rencontre témoigne de la volonté des pays signataires de relancer ce cadre, rappelant au passage que le président américain Donald Trump avait lui-même négocié ces accords historiques lors de son premier mandat. Le président de N7, Oren Eisner, a souligné que les discussions se sont concentrées sur le renforcement des relations existantes, l'accueil de nouveaux partenaires et l'avancement d'initiatives génératrices de bénéfices concrets pour les populations et les économies de la région.
L'élément le plus spectaculaire de cette rencontre reste l'arrivée du Kazakhstan, qui fait ses débuts au sein de ce cadre multilatéral avant une adhésion formelle attendue. Les officiels présents ont accueilli avec enthousiasme cet élargissement géographique du dialogue. L'ambassadeur du Kazakhstan, Erzhan Kazykhan, a précisé la vision de son pays : voir les accords comme une plateforme pour renforcer le dialogue politique à travers le Moyen-Orient et les régions voisines, développer le commerce et l'investissement, renforcer la connectivité, promouvoir la coopération technologique et créer des opportunités économiques tangibles. Prudent, le Kazakhstan a également réaffirmé son soutien inébranlable à la solution à deux États et aux résolutions internationales pertinentes.
Le Maroc, quant à lui, participe à ce cadre en vertu de la déclaration tripartite conclue le 22 décembre 2020 avec les États-Unis et Israël. Cette declaration préfigure ce qui allait devenir le mouvement plus large des accords d'Abraham, signés la même année par les Émirats arabes unis, le Bahreïn et Israël. Le positionnement marocain s'est récemment consolidé : le 16 septembre dernier, le Maroc et Israël ont décidé, en coordination avec les États-Unis, d'élever leurs représentations diplomatiques respectives au rang d'ambassades. Cette évolution traduit l'approfondissement des relations entre Rabat et Tel-Aviv, une dynamique qui confirme le rôle du Royaume comme acteur incontournable du rapprochement régional.
Source : https://lemag.articlophile.net/blog/i/98174328/mar...
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