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Législatives 2026 : Laâyoune-Sakia El Hamra en tête de la participation dans les provinces du Sud


Le Vendredi 25 Septembre modifié le Mardi 30 Novembre


              

Les provinces du Sud se sont distinguées, à l'issue du scrutin législatif de mercredi, par des niveaux de participation élevés. D'après les chiffres relayés à partir d'une dépêche de la MAP, le taux de participation a atteint 77 % dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, 61 % dans celle de Dakhla-Oued Eddahab et 53,48 % dans celle de Guelmim-Oued Noun.



Une tendance déjà observée aux scrutins précédents

Ces résultats s'inscrivent dans le prolongement des échéances précédentes. Lors des législatives de 2016, la participation avait atteint 57,21 % dans la circonscription de Laâyoune. En 2021, elle s'était établie à 66,94 % dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, 63,76 % à Guelmim-Oued Noun et 58,30 % à Dakhla-Oued Eddahab.

Les périmètres territoriaux n'étant pas strictement identiques d'un scrutin à l'autre, la comparaison reste indicative. À ce titre, les taux de 2026 dépassent ceux de 2021 à Laâyoune-Sakia El Hamra et à Dakhla-Oued Eddahab, alors que Guelmim-Oued Noun se situe en deçà de son niveau d'il y a cinq ans.


Les explications de Moulay Boubkir Hamdani

Interrogé par la MAP, Moulay Boubkir Hamdani, président du Centre de réflexion stratégique et de défense de la démocratie à Laâyoune, voit dans cette mobilisation « l'un des faits marquants » du scrutin. Selon lui, elle traduit d'abord l'intérêt soutenu des électeurs de la région pour l'exercice de leur droit de vote et pour la vie publique, ainsi que l'importance qu'ils accordent à l'élection comme moyen de choisir leurs représentants à la Chambre des représentants.

Il avance plusieurs facteurs d'explication : l'intensité de la compétition locale, la proximité entre candidats et électeurs, la capacité de mobilisation des partis, l'importance des enjeux territoriaux, le renouvellement des candidatures et la perception, par les citoyens, de l'utilité de leur vote. Il y ajoute la campagne menée dans l'espace numérique, les réseaux sociaux ayant, à ses yeux, accru la circulation de l'information électorale et l'intérêt des jeunes pour le scrutin.

Pour lui, l'essentiel se trouve moins dans le taux d'une échéance donnée que dans la continuité de cette forte participation d'un scrutin à l'autre, qu'il considère comme un indicateur de la dynamique politique locale et de l'implication des habitants des provinces du Sud dans la vie publique.



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Source : https://sahra.articlophile.net/sahara/i/98144841/l...