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Ce n'est pas le temps d'écran, c'est le rythme : les médias pour enfants sont devenus frénétiques


Le Mardi 22 Septembre modifié le Mardi 30 Novembre


              

Dans un essai publié par Aeon, une autrice s'inquiète moins du temps passé par les jeunes enfants devant un écran que du rythme des contenus qu'ils y regardent, devenu selon elle de plus en plus rapide, bruyant et visuellement saturé.



Elle décrit une scène ordinaire : un jeune enfant serrant une tablette contre lui, les yeux happés d'une image à l'autre à mesure qu'une série de dessins animés enchaîne les scènes en quelques secondes, sans temps mort ni respiration narrative. Ce constat l'amène à formuler ce qu'elle appelle le problème du rythme des médias pour enfants : au-delà des débats habituels sur la violence, la publicité ou la pertinence pédagogique des applications, c'est la cadence même de ces contenus qui mériterait davantage d'attention.


Pour l'autrice, ce rythme n'est pas un simple choix esthétique : il reflète la manière dont les concepteurs de ces programmes se représentent l'enfant, tantôt comme un consommateur à fidéliser, tantôt comme un système nerveux à stimuler en continu, plutôt que comme une personne dont l'attention est encore en formation et a besoin de temps pour se poser. Le phénomène ne se limite pas à un support en particulier : il touche aussi bien les tablettes en voiture que les téléviseurs du salon familial.


L'autrice ne remet pas en cause les inquiétudes déjà connues sur les écrans, comme la question de la publicité ou de la véritable valeur pédagogique de certaines applications. Elle invite simplement les parents et les concepteurs de contenus à prêter attention à un critère supplémentaire, encore peu discuté : la vitesse à laquelle une œuvre destinée aux enfants s'autorise, ou non, à ralentir.





Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/98101963/medias...