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Tindouf : des ONG accusent le Polisario de torture et de recrutement d'enfants devant l'ONU


Le Jeudi 10 Septembre modifié le Mardi 30 Novembre


              

Lors du débat général de la 63e session, mardi, plusieurs ONG ont appelé au renforcement des mécanismes indépendants de surveillance et à une meilleure protection des enfants dans les zones de conflit, plaidant pour que l'aide humanitaire s'accompagne de garanties juridiques en faveur des populations vulnérables.



Surveillance indépendante : des appels renforcés
L'organisation PDES (Promotion du développement économique et social) a appelé à renforcer les garanties de protection dans les situations humanitaires prolongées, soulignant que « l'aide humanitaire, malgré son importance, ne saurait se substituer à la protection des droits individuels, au suivi indépendant de la situation ou à l'existence de mécanismes efficaces de plainte ». Elle a insisté sur la responsabilité de l'État hôte, l'Algérie, appelé à garantir un environnement respectueux des droits fondamentaux et à coopérer avec les mécanismes des Nations unies.


De son côté, l'Agence internationale de développement (AID) a plaidé pour la mise en place de mécanismes indépendants dans les camps de Tindouf. Son représentant a présenté des allégations de violations concernant la Sahraouie Jedietou Mohamed Mohamed, évoquant le transfert de personnes âgées et malades vers l'Algérie dans des conditions jugées inadéquates, ainsi que des accusations de mauvais traitements, de discrimination raciale et de violences.


Le témoignage d'un ancien détenu
Le Réseau africain pour le développement et la gouvernance des droits de l'Homme a rapporté le témoignage d'un ancien détenu sahraoui affirmant avoir subi « une disparition forcée et de torture dans des centres secrets attribués au Polisario dans le sud de l'Algérie ». L'organisation a dénoncé des allégations d'enlèvements, de torture, de discrimination raciale, d'esclavage et d'exploitation d'enfants, accusant le Polisario de profiter d'un « vide juridique » pour réprimer les dénonciateurs.


Concernant les enfants, l'organisation affirme que certains mineurs seraient séparés de leurs familles et envoyés dans d'autres pays pour « des programmes d'endoctrinement politique et culturel ainsi qu'à des entraînements militaires comprenant l'utilisation d'armes et d'explosifs ». Elle évoque également la mort d'enfants lors d'entraînements en Amérique latine, sans que les familles en aient été informées.


Un recrutement massif d'enfants dénoncé
Okapros internationale des droits de l'Homme et le Réseau de l'unité pour le développement en Mauritanie ont, pour leur part, alerté sur le recrutement de mineurs par des groupes armés, en particulier dans le Sahel. Le réseau mauritanien affirme que des enfants dès l'âge de dix ans sont recrutés pour participer à des opérations de combat. S'agissant des camps de Tindouf, il estime à « plus de 8.000 le nombre d'enfants ayant été recrutés entre 1980 et 2022 », affirmant que ceux qui refusent s'exposeraient à de lourdes sanctions.




Source : https://sahra.articlophile.net/sahara/i/97983296/t...