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Ceuta : Madrid maintient sa ligne dure et promet de renvoyer « jusqu'à la dernière personne » entrée irrégulièrement


Le Mardi 11 Août modifié le Mardi 30 Novembre


              

Près de deux semaines après l'entrée massive d'environ 80 000 migrants irréguliers à Ceuta, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, continue d'attribuer cet épisode à la « désinformation » et aux rumeurs propagées sur les réseaux sociaux. Selon les informations rapportées par 20 Minutos, le chef de la diplomatie affirme que le Maroc est disposé à faciliter le retour des personnes toujours présentes dans l'enclave — entre 8 000 et 11 000 selon les autorités locales — y compris les mineurs non accompagnés.



Sur un ton plus ferme qu'à l'accoutumée sur l'immigration irrégulière, M. Albares a assuré que l'Espagne s'engage à ce que « jusqu'à la dernière personne » entrée irrégulièrement retourne au Maroc. Il a averti que toute personne franchissant illégalement la frontière à Ceuta ou Melilla « sera renvoyée », précisant qu'aucune décision de justice « déformée sur les réseaux sociaux » n'a modifié cette volonté.


Le ministre a de nouveau pointé du doigt l'interprétation erronée d'un arrêt du Tribunal suprême, qui avait donné raison à un migrant algérien refoulé en mer faute d'avoir franchi certains éléments physiques de la frontière — un jugement qui a motivé l'installation d'une barrière de 500 mètres au niveau de l'épi du Tarajal. Il a par ailleurs salué la « collaboration fondamentale » du Maroc, soulignant que Rabat n'a demandé « aucune contrepartie » pour organiser les retours.


Le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a de son côté annoncé que 1 527 mineurs ont désormais été enregistrés, la priorité affichée par Madrid et Rabat étant leur regroupement familial au Maroc. Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a salué cet engagement, estimant que seul un retour systématique — adultes et mineurs confondus — peut éviter la répétition d'un tel épisode.


M. Albares a également indiqué que l'Espagne travaille avec l'Union européenne au renforcement de la frontière à Ceuta et à Melilla, évoquant un soutien « majoritaire » de ses partenaires européens face à ce qu'il qualifie de désinformation orchestrée par certains acteurs — une allusion à peine voilée aux tensions avec l'Italie sur les contrôles frontaliers.




Source : https://lemag.articlophile.net/blog/i/97654478/ceu...