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Ceuta et Melilla : Madrid et Rabat s'accordent sur le renvoi rapide des migrants irréguliers


Le Vendredi 31 Juillet modifié le Mardi 30 Novembre


              

La nouvelle crise migratoire survenue à Ceuta a provoqué une réaction rapide de l'Espagne et du Maroc, qui se sont accordés pour procéder « dès que possible » au renvoi de tous les migrants ayant pénétré illégalement sur le territoire, une mesure qui doit également s'appliquer à Melilla, rapporte Atalayar. Face à la hausse des entrées par voie maritime et terrestre, les deux gouvernements ont intensifié leur coordination pour contenir les flux et gérer la situation à la frontière.



Le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, doit se rendre sur place pour superviser la gestion de la crise, en lien constant avec son homologue marocain Abdelouafi Laftit. De son côté, l'Union européenne a proposé son soutien à l'Espagne par l'intermédiaire de Frontex et appelle le Maroc à prendre des mesures immédiates pour freiner les traversées.


Madrid et Rabat attribuent cette recrudescence aux réseaux de traite des êtres humains, qui exploiteraient selon eux un récent arrêt de la Cour suprême espagnole interdisant les renvois immédiats des migrants arrivant à la nage à Ceuta et Melilla. Le gouvernement espagnol a par ailleurs démenti tout lien entre cette crise et la visite du président Pedro Sánchez en Algérie le 20 juillet.


Il s'agit de la crise migratoire la plus grave que connaît Ceuta depuis 2021 : plusieurs milliers de personnes sont entrées par le poste-frontière du Tarajal ou à la nage, et dix-huit corps de jeunes noyés ont été repêchés ces derniers jours. Les autorités locales ont réclamé l'état d'urgence et l'intervention de l'armée, une demande écartée pour l'instant par le gouvernement de Pedro Sánchez, tandis que les centres d'accueil sont débordés.


Au-delà de la gestion sécuritaire, la crise relance le débat sur les causes structurelles de ces départs massifs de jeunes Marocains — chômage, inégalités régionales, défiance envers les institutions — et sur les moyens de leur offrir un avenir sans quitter le pays.




Source : https://lemag.articlophile.net/blog/i/97535529/ceu...