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Condamné pour terrorisme, Tewffik Bouallag veut rejoindre l’Algérie mais reste en France


Le Vendredi 14 Août modifié le Mardi 30 Novembre


              

Tewffik Bouallag, ancien combattant de l’organisation État islamique (Daech), souhaite être éloigné de France vers l’Algérie après avoir terminé sa peine de prison. Mais son départ reste suspendu à l’obtention des documents consulaires nécessaires à son retour.



Un éloignement vers l’Algérie qui reste bloqué

Né à Dreux en 1983, Tewffik Bouallag a rejoint la Syrie en 2013 avant de revenir en Europe l’année suivante. Son parcours judiciaire est lié à sa participation à des activités de l’organisation État islamique.

Arrêté à Berlin en juin 2014 après un vol en provenance d’Istanbul, il a ensuite été remis aux autorités françaises. La justice l’a condamné en 2019 à une peine de 13 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Des éléments sur son parcours judiciaire avaient notamment été rapportés en 2024 par Le Journal du Dimanche.

Sa peine ayant pris fin en avril 2026, il n’a toutefois pas quitté immédiatement le territoire français. Il a été placé au centre de rétention administrative de Lesquin, dans le Nord, dans l’attente de la mise en œuvre de son éloignement.

Selon l’article de Gentside consacré à cette affaire, Bouallag souhaite lui-même être renvoyé en Algérie et aurait demandé à plusieurs reprises à quitter définitivement la France.


Le document consulaire au cœur du dossier

Le principal obstacle est désormais administratif : l’éloignement d’une personne vers un autre pays nécessite que celui-ci reconnaisse son identité et délivre les documents permettant son admission sur son territoire.

La préfecture du Nord indique avoir saisi les autorités consulaires algériennes, qui examinent le dossier. En l’absence de passeport ou de laissez-passer délivré par Alger, la mesure d’éloignement ne peut pas être exécutée.

Cette situation intervient alors que les relations franco-algériennes connaissent des tensions persistantes. France 3 Centre-Val de Loire, cité par Gentside, rapporte notamment les démarches engagées auprès des autorités algériennes.

Le dossier illustre ainsi une difficulté particulière : même lorsqu’une personne faisant l’objet d’une mesure d’éloignement souhaite elle-même quitter la France, son départ peut rester impossible tant que les autorités du pays de destination n’ont pas délivré les documents nécessaires.

Pour les personnes condamnées pour des faits de terrorisme, la rétention administrative peut être prolongée dans les limites prévues par le droit français. La situation de Tewffik Bouallag dépend donc désormais de l’issue des démarches consulaires engagées pour permettre, ou non, son transfert vers l’Algérie.




Source : https://lemag.articlophile.net/blog/i/97688405/tew...