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Hemingway, de retour de Teruel, se trompait sur l'issue de la guerre d'Espagne


Le Lundi 27 Juillet modifié le Mardi 30 Novembre


              

En décembre 1937, un journaliste du quotidien Ce Soir attend à la gare d'Orsay, à Paris, l'arrivée d'un train venu de Toulouse. Il en descend Ernest Hemingway, déjà célèbre pour L'Adieu aux armes, qui rentre tout juste de Teruel où il a suivi les opérations de l'armée républicaine espagnole. Comme le rapporte RetroNews, l'écrivain, épuisé après cinq nuits sans sommeil, accepte tout de même de raconter ce qu'il vient de voir.



Engagé auprès des forces républicaines, dont il a financé l'achat de matériel sanitaire à hauteur de 40 000 dollars selon RetroNews, Hemingway a assisté au début de la bataille de Teruel, l'une des plus décisives de la guerre civile. Il décrit à son interlocuteur une armée républicaine transformée, menée cette fois sans l'appui des brigades internationales, et un moral qu'il compare à celui d'un début de conflit plutôt qu'à dix-huit mois de guerre d'usure.


Selon lui, les contre-attaques lancées par l'état-major de Franco, appuyées par des troupes italiennes et marocaines envoyées en renfort, se sont révélées coûteuses pour le camp nationaliste. « Les affaires d'Espagne nous réservent de grosses surprises », affirme-t-il, convaincu que l'armée républicaine, désormais mieux organisée, est en mesure de l'emporter.


L'histoire donnera pourtant tort à son pronostic : Franco remporte la bataille de Teruel dès février 1938, avant de gagner la guerre l'année suivante. Hemingway tirera néanmoins de cette expérience aux côtés des républicains la matière de Pour qui sonne le glas, publié en 1940, qui reste aujourd'hui l'un des romans les plus célèbres consacrés à ce conflit.




Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/97475821/heming...