Depuis les années 1980, les démocraties occidentales s'enfoncent dans une fragilité structurelle, estime l'universitaire australien Les Coleman dans un essai publié par Aeon. En s'appuyant sur le modèle économique « structure-conduite-performance », il analyse les effets des réformes néolibérales lancées par Reagan et Thatcher.
Ces réformes, qui promettaient prospérité et stabilité, auraient surtout produit l'inverse, selon Coleman : la dette publique a presque doublé, passant de 40 % à 65 % du PIB dans plusieurs pays occidentaux, tandis que la croissance du PIB par habitant est tombée de 3 % à environ 1 % par an.
L'auteur pointe aussi la concentration croissante des richesses — « le 1 % le plus riche détient désormais plus d'un quart de la richesse totale » en France, en Allemagne et aux États-Unis — et son influence disproportionnée sur la vie politique : 30 à 45 % des dons privés aux candidats présidentiels américains proviendraient de ce même 1 %.
Pour inverser la tendance, Coleman propose plusieurs pistes concrètes : tripler les salaires des responsables politiques pour attirer des profils plus compétents, financer les campagnes par des « bons démocratiques », remplacer le PIB par des indicateurs de bien-être, ou encore durcir la fiscalité successorale afin de limiter la transmission intergénérationnelle des grandes fortunes.
Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/98000639/democr...





Phosphate : Washington mise sur l'axe Maroc-Tunisie