« Il n'y a pas eu de discussion, il n'y a pas de discussion et il n'y aura jamais de discussion sur l'intégrité territoriale de l'Espagne avec le Maroc », a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares. Le ministère espagnol des Affaires étrangères a de son côté martelé que Ceuta et Melilla « sont l'Espagne et le resteront toujours », qualifiant de préjudiciables aux relations bilatérales les revendications formulées par des responsables marocains.
Cette fermeté intervient après la convocation, le 21 août, de l'ambassadrice du Maroc à Madrid en réaction aux propos de plusieurs officiels marocains sur le statut des deux villes. Selon Hespress, la diplomate ne s'est pas présentée à cette convocation.
Ces déclarations font suite à une entrée massive de migrants à Ceuta dans la nuit du 30 au 31 juillet, un épisode lors duquel plus de 70 000 personnes auraient franchi la frontière depuis le Maroc, selon des sources espagnoles.
Plusieurs ministres marocains avaient alors abordé la question de la souveraineté sur les deux enclaves : le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a parlé de « nos terres » ; le ministre des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, a évoqué leur « libération » lors d'une cérémonie en présence du roi Mohammed VI ; tandis que le ministre de l'Équipement, Nizar Baraka, a assuré que le Maroc ne céderait « pas un pouce » de son territoire.
Devant le Congrès des députés, le 3 septembre, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez a affirmé que Madrid ne disposait pas, à ce stade, de « preuves solides » d'une orchestration marocaine de cet afflux migratoire, tout en assurant que l'Espagne réagirait fermement si de tels éléments venaient à être établis. Il a par ailleurs indiqué que les mécanismes de coordination avec Rabat seraient réévalués.
Source : https://lemag.articlophile.net/blog/i/97959255/ceu...
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