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Sahara : Omar Zniber affirme que le dossier a disparu de l'agenda du Conseil des droits de l'homme


Le Mardi 8 Septembre modifié le Mardi 30 Novembre


              

L'ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies à Genève, Omar Zniber, a affirmé que la question du Sahara ne figure plus à l'ordre du jour du Conseil des droits de l'homme. Il s'exprimait en marge de l'ouverture de la 63e session de cette instance, à Genève.



Selon le diplomate marocain, cette absence de référence à la question du Sahara relève désormais d'une tendance constante, observée « session après session et année après année », en dépit des tentatives répétées des adversaires du Royaume d'instrumentaliser ce dossier contre Rabat.


Ancien président du Conseil des droits de l'homme, Omar Zniber a rappelé que le Maroc privilégie une approche mesurée sur ce dossier, en exposant sa position tout en mettant l'accent sur les avancées économiques et sociales enregistrées dans les provinces du Sud.


La 63e session du Conseil a été ouverte par le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un contexte international marqué par les conflits armés, les crises humanitaires et les tensions politiques.


Interrogé sur le silence de Volker Türk à l'égard du Maroc, l'ambassadeur y voit une reconnaissance implicite du bilan du Royaume en matière migratoire. « Le Maroc n'est pas prêt à être le gendarme de qui que ce soit » sur cette question, a-t-il affirmé, rappelant que le pays a été parmi les premiers à se doter d'un cadre légal pour l'intégration des migrants, et qu'il mène une coopération active avec des partenaires africains et européens.


Omar Zniber a par ailleurs reconnu que le Maroc, à l'instar d'autres pays, peut être confronté à des questionnements ou à des insuffisances en matière de droits humains, tout en assurant que le Royaume reste disposé à « répondre et à engager le dialogue » sur ces sujets.


Sur les critiques visant les doubles standards appliqués au sein du Conseil, le diplomate a admis que des considérations géopolitiques pèsent sur les positions des États membres, sans pour autant estimer que l'instance a perdu sa crédibilité.


Le Maroc doit présenter, le 24 septembre, lors d'une session spéciale, les résultats d'une retraite organisée à Rabat en juin sur l'Examen périodique universel. Le Royaume pilote également un réseau de mécanismes nationaux de droits humains, lancé conjointement avec le Portugal et le Paraguay, après avoir déjà porté des initiatives sur l'intelligence artificielle en 2024.


Pour cette session, le Maroc prévoit de présenter ses avancées récentes en matière de droits humains, de partager les recommandations issues de la retraite de Rabat, de participer à la rédaction de plusieurs résolutions et d'aborder les questions migratoires ainsi que d'autres sujets liés aux droits humains.




Source : https://sahra.articlophile.net/sahara/i/97960195/s...