Articlophile
Votre veille sélective

Ceuta : Moscou exige des preuves, Madrid maintient la thèse d'une amplification numérique russe et israélienne


Le Mercredi 2 Septembre modifié le Mardi 30 Novembre


              

Moscou a demandé mardi à l'Espagne de produire des éléments concrets — faits, dates, chiffres et noms — pour étayer toute implication russe dans les campagnes de désinformation liées à la crise migratoire de Ceuta. Madrid maintient, de son côté, disposer d'« évidences » selon lesquelles des forums numériques liés à la Russie, à Israël et à une « internationale ultra » ont amplifié les récits autour de l'afflux de fin juillet, dans le but de polariser l'Espagne et de fracturer le débat européen sur les migrations.



La séquence exige toutefois une distinction essentielle. Le Service européen pour l'action extérieure indique avoir constaté des tentatives russes d'exploiter la crise en ligne, mais affirme ne pas disposer de preuve concluante permettant d'établir que la crise elle-même aurait été déclenchée par une opération de désinformation menée par des acteurs étatiques étrangers. Dans cette clarification, Bruxelles ne mentionne pas Israël.



La crise de Ceuta se dédouble ainsi : l'enquête sur les déterminants concrets de l'afflux reste ouverte, tandis qu'un conflit diplomatique et informationnel oppose désormais l'Espagne à la Russie et à Israël. Le point politiquement sensible n'est plus seulement l'origine du mouvement migratoire, mais le seuil de preuve permettant d'attribuer, à des États ou à des réseaux liés à eux, une responsabilité dans son exploitation numérique.




Source : https://lemag.articlophile.net/blog/i/97884568/ceu...