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Pourquoi la patience reste la meilleure alliée de l'investisseur


Le Mercredi 2 Septembre modifié le Mardi 30 Novembre


              

Le conseiller en gestion de patrimoine Scott McClatchey, cité par Kiplinger, rappelle une réalité contre-intuitive : sur cinquante ans d'historique boursier, une seule année a affiché un rendement du S&P 500 réellement proche de la moyenne annoncée de 10 %, à savoir 1993 avec 10,08 %. Le reste du temps, l'écart type des rendements annuels oscille entre 15 et 20 %.



Pour illustrer cette dispersion, il cite la séquence 2000-2011, marquée par des années à -9,1 %, -22,1 % ou -37 %, alternant avec des rebonds à +26,5 % ou +28,7 %. Une volatilité qui peut décourager, mais qui prend un tout autre sens une fois replacée dans une perspective de long terme.


Kiplinger illustre l'impact du hasard du calendrier avec l'exemple d'un épargnant versant 5 000 dollars par an en vue d'un achat immobilier : commencé en 2000 et interrompu en 2002, en pleine crise des valeurs technologiques, ce plan de 15 000 dollars investis se retrouve avec seulement 10 446 dollars. La même stratégie, débutée en 2003 et arrêtée en 2005, aboutit au contraire à 18 546 dollars — soit un écart dû non à la compétence de l'épargnant, mais au simple hasard du moment choisi.


La leçon que tire Scott McClatchey est que l'horizon de placement doit dicter la stratégie : les investisseurs proches de leurs objectifs, trois à cinq ans, ont intérêt à limiter leur exposition à la volatilité, tandis que ceux qui disposent de vingt ans ou plus devant eux peuvent, historiquement, se permettre d'encaisser les creux en échange d'un rendement supérieur sur la durée. Sur les cent dernières années, les périodes de dix ans à rendement négatif restent rares — la décennie 2000-2009 (-0,95 % annualisé) et la Grande Dépression figurant parmi les rares exceptions.




Source : https://fr.articlophile.com/blog/i/97854477/patien...